Jeu de domino – jouer gratuitement en ligne
Les plus anciennes traces du jeu de domino mènent en Chine, où les spécialistes situent au XIIIe siècle sa première mention écrite. Le jeu chinois habituel compte 32 pièces, chacune figurant un lancer de deux dés, et nul ne sait si le domino européen en descend. En Europe, la France livre les premiers témoignages : le périodique L’Avantcoureur en publie une règle en 1762, et deux dictionnaires accueillent le jeu en 1771. Quant au nom, l’Académie française le dit d’origine incertaine ; le Littré le rattachait au domino, vêtement de tête des prêtres, à cause du dessous noir des pièces. Les anglophones, eux, disent dominoes.
Au XIXe siècle, ce jeu de société règne dans les cafés de France et de Belgique, et Méru, dans l’Oise, en fait une industrie dont le musée de la Nacre et de la Tabletterie montre encore les gestes. Le vocabulaire en garde la trace : on « boude » faute de pièce à poser, et l’on « fait domino » en plaçant la dernière, tournure imprimée dès 1786. Aux Antilles, on joue volontiers à trois, et qui n’a rien gagné quand un adversaire compte trois victoires finit « cochon ». Ici, vous jouez au domino en ligne face à l’ordinateur, qui tient le rôle d’un, deux ou trois adversaires, gratuitement et autant qu’il vous plaira.
Bout à bout : règles du jeu de dominos, décompte et astuces
Notre jeu de domino gratuit utilise la boîte classique de 28 pièces, le double-six : chaque association des valeurs de 0 à 6 y figure une seule fois, du double blanc au double six. Sept d’entre elles sont des doubles, avec le même nombre de points sur les deux moitiés. À deux ou à trois, chacun reçoit sept dominos, à quatre six, et le reste attend face cachée dans la pioche, dont le compteur voisin de l’horloge donne la taille.
- Le premier domino : à la première manche d’une partie, celui qui détient le double le plus fort commence et le pose au centre de la table. Si personne n’a de double, c’est le domino le plus fort qui ouvre. Chaque nouvelle manche est ensuite ouverte à tour de rôle par le joueur suivant, avec le domino de son choix.
- Poser : la chaîne a deux bouts libres. Vous placez un domino de sorte que sa moitié correspondante touche le bout qui porte le même nombre de points ; son autre moitié devient alors le nouveau bout. Les doubles se posent en travers, sans ouvrir de nouvelle branche. Si vous avez un domino qui convient, vous êtes obligé de le jouer.
- Piocher : si aucun de vos dominos ne va, vous piochez jusqu’à en trouver un qui convient, et vous le posez. Là où d’autres règles font piocher une seule pièce avant de passer son tour, notre jeu fait piocher autant qu’il le faut. Les deux derniers dominos de la pioche restent toujours en place, et c’est seulement quand il n’y a plus qu’eux que l’on boude et passe.
- Faire domino : celui qui pose son dernier domino fait domino. La manche s’arrête aussitôt, et c’est lui qui la gagne.
- Partie bloquée : quand plus personne ne peut ni poser ni piocher, le jeu annonce « La partie est bloquée ». La manche revient alors à la main la moins chargée en points. Si deux joueurs sont à égalité, personne ne marque cette fois.
- Le décompte : le vainqueur d’une manche reçoit les points de toutes les autres mains, moins ceux de la sienne. Personne ne perd de points, et le premier qui en compte 61 ou davantage à la fin d’une manche gagne la partie. Pas de cochon ici : seul le score fait le classement.
Un clic sur un domino qui convient le pose. S’il peut aller aux deux bouts de façons différentes, des contours pâles montrent où il pourrait atterrir, et un clic sur l’un d’eux tranche. On peut aussi tirer un domino jusqu’à un bout, à la souris ou du doigt. Les pièces qui ne vont nulle part sont assombries, et votre main est triée par valeur. Les chiffres en haut fixent le nombre de joueurs, vous compris. Pour faire domino plus souvent :
- Les gros dominos d’abord : si vous perdez une manche, vos points restants vont au vainqueur, et un double six lui en apporte douze d’un coup. Quand vous avez le choix, débarrassez-vous tôt des pièces les plus chargées.
- Garder des valeurs variées : qui ne tient plus que des dominos à deux ou trois valeurs différentes ne trouve bientôt plus rien à poser et doit piocher. Mieux vaut garder en main le plus de valeurs possible.
- Compter : chaque valeur figure sur exactement sept dominos. Si six dominos portant un quatre sont déjà sur la table et que vous tenez le septième, vous seul pouvez encore jouer sur un quatre.
- Lire l’adversaire : personne ne pioche ici par plaisir. Si un adversaire doit piocher, c’est qu’il lui manque les valeurs des deux bouts, et ce sont justement elles qu’il faut lui présenter de nouveau dès que possible.
- Bloquer quand cela rapporte : si les deux bouts montrent une valeur dont les sept dominos sont tous posés, plus rien ne passe, et la main la plus légère l’emporte. Avec peu de points en main, une partie bloquée est donc une bonne nouvelle.
- Ne pas garder les doubles trop longtemps : un double ne s’accroche qu’à une seule valeur. Si elle ne revient plus, il vous reste sur les bras jusqu’à la fin.
Hors de la chaîne : cinq jeux de tuiles, de cartes et de dés
Envie d’un jeu voisin après quelques manches ? Essayez donc ceux-ci :
- Rummikub : encore des tuiles à nombres, en quatre couleurs cette fois. Vous formez suites et groupes, quitte à remanier ce qui est déjà posé.
- Grand Mahjong : ici, les tuiles disparaissent au lieu de s’aligner. Dès que deux tuiles semblables sont libres, elles quittent ensemble le plateau.
- Uno : on assortit ici des cartes plutôt que des points. Vous posez ce qui va avec la carte du dessus, même couleur ou même chiffre, et le premier qui s’est défait de tout gagne.
- Backgammon : ce sont ici les dés qui commandent chaque coup. Deux dés en main, vous faites la course avec vos quinze pions pour les ramener dans votre table intérieure, puis les sortir du plateau.
- Petits chevaux : un dé, quatre pions et un tour complet du plateau, au cours duquel vous pouvez renvoyer chez eux les pions adverses.






















































